Quand une douche infirmière devient un cours accéléré d’ergonomie
- sophie D
- 1 juin
- 1 min de lecture

Quand on est infirmière libérale, il y a deux types de douches.
Celles de l’hôtel en vacances. Et celles chez certains patients… où tu ressors avec une séance de gainage offerte.
La salle de bain minuscule.Le tapis qui glisse. Le pommeau qui t’arrose plus que le patient. La serviette à l’autre bout de la pièce. Et ton dos qui commence déjà à négocier à 8h du matin.
Sur le moment, on en rigole souvent. Parce qu’en tant qu’infirmière, on développe une capacité assez impressionnante à improviser dans des espaces improbables. Mais avec les années, j’ai surtout compris une chose : un intérieur mal pensé peut rendre le quotidien épuisant.
Et pas seulement pour les soignants.
Pour la personne qui vit dans le logement aussi. Chaque déplacement compliqué, chaque meuble mal placé, chaque espace peu pratique finit par demander plus d’énergie qu’il ne devrait.
Aujourd’hui, dans mon métier de décoratrice d’intérieur, je garde toujours cette réalité en tête.Parce qu’un intérieur ne doit pas seulement être joli. Il doit être agréable à vivre, fluide, rassurant et pensé pour le quotidien réel.
Pouvoir circuler facilement. Avoir des espaces fonctionnels. Limiter les gestes inutiles. Créer une ambiance apaisante plutôt qu’un parcours d’obstacles version Koh-Lanta.
C’est souvent dans les petits détails que le confort change vraiment.
Mon expérience d’infirmière m’a appris à observer les habitudes, les difficultés du quotidien et les besoins concrets des personnes. Aujourd’hui, cette sensibilité m’accompagne dans chacun de mes projets.
Parce qu’au fond, le bien-être chez soi commence souvent par une chose très simple : un intérieur qui nous facilite la vie au lieu de nous fatiguer.


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